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2008 : la suite ?

Je suis toujours là, en fait. Je commence par vous adresser mes vœux pour cette nouvelle année. J'aimerais que ça suffise, espérons qu'au moins ça nous aide. J'ai assez peu d'optimisme en stock en ce moment. Est-ce lié, je m'interroge pas mal sur la/ma musique ces derniers temps. En faire, en écouter, quelque chose s'est brisé, j'ignore quoi. Le point de départ a été la remise en question de mon chant. Tout ce que j'ai enregistré, produit jusqu'à présent ne m'intéresse presque plus (même les nouvelles chansons que seules quelques personnes ont entendu). Je trouve tout ça à la fois fabriqué et peu travaillé, parfois approximatif (pardon à ceux qui les apprécient quand même !). Peut-être aussi les ai-je trop écoutées à force d'en peaufiner le son, que d'autres, je les ai trop jouées (pourtant, la plupart des musiciens, les "pros" par exemple, jouent leurs chansons tous les jours). Alors quitte à paraître approximatif, autant l...

La vue des autres

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Aussi loin que je me souvienne, ça m'a toujours fasciné. Ces fragments de vie qui nous apparaissent à travers des fenêtres éclairées, cette géométrie des existences. Il y a quelque chose d'assez mélancolique dans la contemplation de ces lucarnes ; l'imagination démarre immédiatement. Je pense aux romans de Jean Echenoz . Cela relève pour moi de la poésie parisienne (heureusement il en reste). Parce qu'il s'agit d'inconnus. Si je connaissais ces gens, mon imagination serait moins libre, je pourrais moins leur inventer des histoires. Enfant, je voyais cela dans le générique de l'émission Téléchat . Plus tard, c'est dans les films de Jacques Tati (en particulier Mon Oncle et Playtime ) que j'ai retrouvé quelque chose de ce regard : Copyright © Les Films de Mon Oncle A l'heure de la télé-réalité, cela pourrait passer pour du voyeurisme. C'est en fait l'inverse, car plus les silhouettes sont furtives, moins on distingue ce qui se passe, plus...

Piste 1

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Alors voilà. Je m'y mets aussi. Au blog. Pourquoi ? Pour ajouter au vacarme blogosphérique ambiant, bien sûr. Mais le silence, j'aime ça aussi. A tel point que je préfère le garder pour le placer au bon moment dans mes chansons. A part ça, j'ouvre ce blog pour parler de (ma) musique, bien sûr, mais aussi d'autres sujets aussi divers que - en toute modestie et à mon niveau : la société, l'actualité, la philosophie, les livres, le cinéma, Apple (si, si), que sais-je... C'est sans doute ma fibre journalistique qui ressort. Si je suis plutôt du genre peu loquace dans la vie, ici, je risque de me faire bavard... Pour commencer, pourquoi intituler ce blog, "Diabolus in musica" ? Le diabolus in musica , c'est la note qu'on a "interdite" pendant des siècles, la dissonance qui ajoute le mystère, c'est un nombre irrationnel, sans fin, c'est la "blue note" du jazz et du blues... (Sur ce sujet, je conseille aux plus curieux la l...