samedi 20 décembre 2008

Auto-reprise

En préparant le concert du 2 décembre dernier à l'Abracadabar, Clément — mon acolyte percussionniste-choriste-guitariste — m'avait suggéré de rejouer un titre de l'album en le réarrangeant complètement.
Je me suis donc amusé à "déformer" la chanson "Les mains libres" en lui trouvant un arrangement très éloigné du soul-rock original, et nous l'avons jouée à la fin du concert.

Peu après je l'ai enregistrée en "live" chez moi, car j'étais plutôt content du résultat.

C'est ce que je vous propose d'écouter cette semaine en cliquant ici.

Bonne écoute et bon Noël à tous !

** Et au passage, cliquez donc sur lien ci-dessous, ça fera des heureux (un nouveau visiteur sur le site = des sous pour la Croix-Rouge qui offrira des cadeaux aux enfants) : http://www.monbeausapin.org **


dimanche 7 décembre 2008

A la recherche de Robert Johnson

Je voulais aujourd'hui recommander un livre dont je viens de terminer la lecture : "A la recherche de Robert Johnson" de Peter Guralnick, paru récemment aux éditions du Castor Astral  (le texte original, "Search of Robert Johnson", date de 1982). Si la traduction est à mon goût assez moyenne, trop calquée sur l'anglais, le propos de l'auteur est très documenté, bien construit et vivant. Par ailleurs les annexes et les photos constituent un vrai plus (comme souvent chez Castor Music). Cet ouvrage, d'une centaine de pages, est donc un "must" pour qui s'intéresse aux racines de la musique américaine et du rock en général (mais à se procurer peut-être en version originale...)

Le spectre du bluesman Robert Johnson revient régulièrement me hanter. La légende raconte qu'il aurait signé un pacte avec le diable, car il est devenu subitement un virtuose de la guitare. Mort empoisonné à 27 ans en 1938, il eut cependant le temps d'enregistrer une trentaine de morceaux et d'être pris en photo (on n'en connaît que deux), voire peut-être filmé (Bob Dylan raconte dans ses "Chroniques vol. 1" (p. 287 de l'édition Simon & Schuster) l'avoir vu sur un bout de film de huit secondes). Le dosage idéal pour créer un mythe... Je vous invite à découvrir son œuvre fondatrice en l'écoutant par exemple sur Deezer.

En 2001, j'avais enregistré une adaptation de son fameux "Cross Roads Blues" et à ce jour c'est une de mes productions dont je suis le plus fier, malgré son aspect rudimentaire et brut. D'une part parce qu'il s'agit d'une quasi-improvisation et que cela ne se ressent pas, et d'autre part parce j'avais trouvé une ambiance et une inspiration que je n'ai jamais su recréer depuis en rejouant ce morceau. Toutes proportions gardées, je m'étais approché de ce que j'entendais sur les enregistrements mythiques de Johnson, mais aussi sans doute de ma réelle identité musicale.

Ma version est toujours disponible si on fouine dans les archives de mon site bertrandpriouzeau.fr, mais vous pouvez l'écouter en suivant ce lien.