dimanche 27 janvier 2008

Plan B (comme backup, besace et blues)

Et voilà, cette semaine, pas le temps d'enregistrer mes deux titres. Donc pas de Beatles...
Mais heureusement, j'ai tout un tas d'improvisations d'avance dans ma besace !

Voici donc un enregistrement qui a tout juste un an, à deux jours près, alors au moins, il collera à la période.

A l'époque j'enregistrais mes "mémos musicaux" avec un autre appareil, donc vous aurez droit à un son et une ambiance à la Robert Johnson - ce qui est raccord avec le titre de ce blog, finalement, puisque Mr Johnson a croisé le diable au croisement de deux routes et est devenu ensuite une légende du blues...

D'ailleurs, vous trouverez sans doute dans ce titre une ressemblance avec la reprise que j'avais faite du Cross Roads Blues, de... Robert Johnson.

Bonne écoute !

samedi 19 janvier 2008

Payer plus pour apprécier plus ?

C'est cette dépêche de Reuters qui m'a inspiré le sujet de la semaine. On y apprend que des "chercheurs de la Graduate School of Business de Stanford et de l'Institut californien de technologie ont constaté que plus un vin est cher plus on s'attend à ce qu'il soit de bonne qualité". Soit. Mais voici le plus inquiétant : "Alors que beaucoup d'études se sont jusque-là concentrées sur les effets du marketing sur le comportement, celle-ci est la première qui montre que le marketing a un effet direct sur le cerveau."
Autrement dit, on ne pense pas simplement que si un vin est cher, il sera sans doute meilleur qu'un vin bon marché, c'est le cerveau qui favorise l'arrivée du plaisir lorsqu'on sait que le prix est plus élevé. En effet, la dépêche précise que "selon les chercheurs, quand vingt adultes testent des échantillons de vin de prix différents, ils disent que plus le vin était cher, plus l'expérience a été agréable. Au même moment, la partie du cerveau qui contrôle leur plaisir montrait une activité significative."
La conclusion est éloquente : "Selon l'étude, si une expérience est agréable, le cerveau va l'utiliser pour guider ses futurs choix. Une conclusion qui a des implications substantielles pour le marketing, dont le but est d'influencer la perception de la qualité."
C'est pas demain que notre pouvoir d'achat va s'améliorer... A moins de revendiquer le droit d'acheter des produits médiocres (qui ne le seront pas, en réalité, vous me suivez ?)

Tout ça pour dire que les morceaux que vous trouvez par ici étant totalement gratuits, ils devraient vous procurer moins de plaisir que si je vous les faisais payer — ça ne me paraît pas absurde, au fond. La différence étant que faire payer exige de convaincre l'acheteur de sauter le pas...
Bref, le plaisir serait relatif, voire proportionnel à l'effort qui le précède... A vous de voir.

Cette semaine :
L'improvisation : 19 janvier - Haut
Le Beatles du Double blanc : Glass Onion

PS : Merci à Gwen et à Nico pour leurs commentaires ;)
PS2 : Deux concerts de copains que je vous recommande cette semaine :
- Bastien Lucas à la Sorbonne, lundi 21 à 20h45, entrée gratuite après réservation au 01 40 46 33 72 ou à nicole.legendre@paris-sorbonne.fr
- Anthony Fletcher à l'Entrepôt, mercredi 23 à 20h30, 5 euros

samedi 12 janvier 2008

Allez

Merci Tom, Edouard, Samuel, Clément pour vos mails et commentaires qui m'ont aidé à "remonter la pente". Le doute — ce vieux démon —  et moi, on se connaît pourtant depuis longtemps.

Je pense avoir trouvé quoi faire de mes nouvelles chansons. Pour résumer, je vais rester sur mon idée de "démo publique", sans chercher à peaufiner à l'infini la production — sinon je risque à nouveau l'overdose. La musique est un voyage, sans aucun doute, il faut juste parfois savoir s'arrêter de temps en temps. A suivre, donc...


Ce n'est pas une raison pour me défiler de mon engagement "une improvisation+un Beatles du Double blanc par semaine", alors voilà :
- L'improvisation : 11 janvier - Vite
- Le Beatles : Dear Prudence


Bonne écoute !

vendredi 4 janvier 2008

2008 : la suite ?

Je suis toujours là, en fait.
Je commence par vous adresser mes vœux pour cette nouvelle année. J'aimerais que ça suffise, espérons qu'au moins ça nous aide. J'ai assez peu d'optimisme en stock en ce moment.
Est-ce lié, je m'interroge pas mal sur la/ma musique ces derniers temps. En faire, en écouter, quelque chose s'est brisé, j'ignore quoi. Le point de départ a été la remise en question de mon chant.


Tout ce que j'ai enregistré, produit jusqu'à présent ne m'intéresse presque plus (même les nouvelles chansons que seules quelques personnes ont entendu). Je trouve tout ça à la fois fabriqué et peu travaillé, parfois approximatif (pardon à ceux qui les apprécient quand même !). Peut-être aussi les ai-je trop écoutées à force d'en peaufiner le son, que d'autres, je les ai trop jouées (pourtant, la plupart des musiciens, les "pros" par exemple, jouent leurs chansons tous les jours).


Alors quitte à paraître approximatif, autant l'être vraiment.
Plutôt que fabriquer sans fin et se lasser, autant être dans l'instant qui passe, l'éphémère.


C'est tout ce que j'ai trouvé à faire pour l'instant pour ne pas me lasser. Ça changera peut-être.


Le principe: j'enregistre environ une fois par semaine deux morceaux, seul à la guitare, en une seule prise.
- Premier morceau : une improvisation courte dont je viendrai de trouver le thème 
- Deuxième morceau : un titre, dans l'ordre,  de "l'Album blanc" des Beatles, dans une version improvisée également.


Pourquoi ?
- Premier morceau : c'est comme une radio qui passerait toujours des nouveautés, une sorte de mini-podcast, c'est cadeau. De la musique au jour le jour, pas vue comme un travail ou un système, mais comme un accompagnement du quotidien, en constante évolution. Qui sait, mis bout à bout, ces "gouttes de musique" donneront peut-être un tableau à apprécier dans son ensemble ? (Spéciale dédicace à mon collègue Tom Jobus et son projet des "One-minute pieces").
- Deuxième morceau : parce que cet album des Beatles m'a profondément marqué, que c'est une mine de diversité et d'invention qui ne vieillit pas. Le contraste entre ces modèles de "songwriting" et mes improvisations peut être intéressant, aussi, ainsi que l'influence que le morceau improvisé peut avoir sur ma façon de réinterpréter celui des Beatles.

Cette semaine, donc :
- The Beatles : Back in the U.S.S.R
Bonne écoute...